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Le marketing d’influence pour les commerces locaux.

Presque tout ce qui s’écrit sur le marketing d’influence concerne des marques avec un budget média. Ce guide parle de l’autre réalité : un commerce avec un seul point de vente, un budget limité et des clients qui habitent à moins de dix kilomètres. Ce qui marche là, ce qui ne marche pas, et ce que cela coûte.

Door Thierry Fondu, oprichter van Kollaborate · bijgewerkt op

Het korte antwoord.

Le marketing d’influence consiste à collaborer avec une personne qui a construit une audience, pour qu’elle montre votre commerce à des gens qui lui font déjà confiance. Pour un commerce belge, cela veut rarement dire une célébrité et le plus souvent un créateur de 500 à 10.000 abonnés de la même ville, rémunéré en cash, en produit ou en combinant les deux. La différence avec une publicité classique : vous n’achetez pas un emplacement mais une recommandation, et cette recommandation doit toujours être reconnaissable comme publicité en Belgique.

Ce qu’est le marketing d’influence.

Vous payez quelqu’un qui a une audience pour parler de votre commerce. C’est toute la définition. Ce qui le distingue de la publicité, c’est que vous n’achetez pas un espace mais la voix d’une personne, avec la crédibilité qu’elle a bâtie auprès de ses abonnés. C’est à la fois la force et le risque : une recommandation pèse plus lourd qu’une bannière, mais vous contrôlez moins la forme.

La rémunération ne doit pas être de l’argent. En Belgique, une grande partie des collaborations locales se fait en nature : un dîner, un soin, un produit, une nuitée. Pour un commerce aux marges serrées mais qui a de la valeur réelle en stock, c’est souvent la seule forme réalisable, et pour un créateur qui aime venir chez vous, c’est un vrai accord.

Différence importante avec ce que décrivent la plupart des articles : un commerce local ne cherche pas de la portée mais des visites. Dix mille vues réparties entre la France et la Belgique valent moins que quatre cents vues chez des gens qui habitent à cinq minutes de votre porte.

Avec qui vous travaillez.

La taille détermine le prix, la portée et l’intérêt pour vous.

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TypeAbonnésQuand cela convient à un commerce local
Nano500 à 10.000Presque toujours. L’audience habite souvent la même ville, la rémunération reste abordable et souvent possible en nature.
Micro10.000 à 100.000Si vous avez plusieurs points de vente ou visez une région. Plus cher et généralement en cash.
Macro et personnalitésPlus de 100.000Rarement. Vous payez pour une portée qui tombe en grande partie hors de votre zone de chalandise.

Règle simple pour un commerce à point de vente unique : quatre créateurs nano de votre ville valent mieux qu’un créateur micro d’une autre province.

À quoi cela ressemble concrètement.

Quatre situations telles qu’elles se présentent en Belgique, avec la forme de rémunération qui convient.

Un restaurant qui veut remplir la semaine.

Invitez trois créateurs un mardi ou un mercredi, pas un samedi. Rémunération en nature : un menu pour deux. Demandez des stories pendant le repas et un post ensuite, avec le lieu identifié.

Un institut de beauté qui lance un soin.

Un soin offert en échange d’un avant-après. Cela fonctionne parce que le résultat est visible et que le créateur y gagne quelque chose. Prévoyez par écrit que vous pouvez réutiliser le contenu.

Une boutique qui ouvre.

Un accord hybride : un petit montant plus un budget d’achat. Planifiez le contenu sur la semaine d’ouverture et étalez-le, pour qu’il se passe quelque chose plusieurs jours d’affilée.

Un commerce qui veut rester visible toute l’année.

Un ambassadorat de trois à six mois avec un seul créateur, plutôt que des accords ponctuels à répétition. Le coût est plus prévisible et l’audience finit par croire au lien entre vous.

Pourquoi cela marche, et quand cela ne marche pas.

Cela marche parce que la recommandation d’une personne s’entend autrement que la publicité d’une marque. Quelqu’un qui emmène ses abonnés depuis des mois dans les endroits qu’elle aime a construit un crédit que vous ne pouvez pas acheter en un post.

Cela ne marche pas quand l’accord ne colle pas. Un créateur qui publie sur le fitness et vante soudain une friterie perd du crédit et ne vous rapporte rien. La question n’est pas de savoir combien d’abonnés quelqu’un a, mais si son audience pourrait devenir votre clientèle.

Cela ne marche pas non plus en coup d’éclat unique. Un post est un moment ; quatre moments sur un trimestre construisent une notoriété. Partez du principe que cela doit devenir une habitude, pas une expérience.

Et cela ne marche pas si vous verrouillez le contenu. Qui impose un script obtient quelque chose qui sonne comme une publicité, et dans ce cas autant acheter de la publicité. Donnez un cadre, pas un texte.

Comment démarrer.

  1. 01

    Définissez ce qu’est une collaboration réussie pour vous.

    Plus de réservations les jours creux, de la notoriété auprès d’une nouvelle tranche d’âge, ou du contenu que vous pouvez réutiliser. Sans cette réponse, vous ne pourrez pas dire après coup si cela a marché.

  2. 02

    Choisissez la forme de rémunération avant de contacter quelqu’un.

    Cash, quelque chose de votre commerce, ou une combinaison. Sachez d’avance ce que cela peut vous coûter, y compris en nature : comptez ce que cela vous coûte réellement, pas le prix de vente.

  3. 03

    Cherchez des créateurs dans votre propre ville.

    Regardez qui publie déjà sur votre quartier, qui est passé chez un concurrent, et qui apparaît sous les hashtags locaux. Vérifiez le rapport entre abonnés et réactions : des abonnés achetés ne réagissent pas.

  4. 04

    Rendez l’accord concret.

    Combien de posts ou de stories, quand, avec quelles mentions, et ce que vous pouvez faire du contenu. Ajoutez que la collaboration doit être signalée comme publicité, car cette obligation vous concerne tous les deux.

  5. 05

    Mesurez quelque chose, même simplement.

    Un code de réduction par créateur, une question au comptoir, ou simplement comparer les réservations de cette semaine à une semaine normale. Mesurer grossièrement vaut mieux que juger au ressenti.

Les règles en Belgique.

La publicité doit toujours être reconnaissable comme telle, même quand elle ressemble à un post ordinaire. Le SPF Économie demande des mots sans ambiguïté : publicité, réclame ou annonce. Des termes comme sponsored, collaboration, partenaire ou ambassadeur sont explicitement déconseillés, tout comme les abréviations du type ad ou pub.

Cela vaut aussi quand vous ne payez pas en argent. Un dîner offert ou un soin gratuit en échange de contenu est une collaboration rémunérée au sens des règles.

L’obligation ne pèse pas que sur le créateur. En tant que donneur d’ordre, vous avez tout intérêt à ce que ce soit fait correctement, et vous pouvez simplement l’inscrire dans l’accord. Demandez la mention en haut du post, dans la langue du post, et pas noyée dans les hashtags.

Sources.

Veelgestelde vragen.

Qu’est-ce que le marketing d’influence, en bref ?+
Collaborer avec une personne qui a construit une audience, pour qu’elle montre votre commerce à des gens qui lui font confiance. Vous n’achetez pas un espace publicitaire mais une recommandation, et celle-ci doit toujours être reconnaissable comme publicité en Belgique.
Le marketing d’influence fonctionne-t-il pour un petit commerce ?+
Oui, mais autrement que pour une grande marque. Un commerce à point de vente unique a intérêt à travailler avec des créateurs nano de la même ville, pas avec des personnalités à portée nationale. Quatre créateurs locaux par trimestre font généralement plus qu’un grand nom qui passe une fois.
Dois-je payer en argent ?+
Non. Une grande partie des collaborations locales en Belgique se fait en nature : un dîner, un soin, un produit. Sur Kollaborate, vous pouvez rémunérer en cash, en produit ou service, en combinant les deux, avec un bonus au résultat, ou via un ambassadorat sur plusieurs mois.
Comment savoir si les abonnés d’un créateur sont réels ?+
Regardez le rapport entre abonnés et réactions : des abonnés achetés ne réagissent pas. Sur une plateforme, ce chiffre doit provenir d’une connexion officielle à Instagram et non d’un champ que le créateur remplit lui-même.
Comment signaler correctement une collaboration rémunérée ?+
Avec le mot publicité, réclame ou annonce, immédiatement visible, dans la langue du post et pas parmi les hashtags. Le SPF Économie déconseille explicitement sponsored, collaboration, partenaire, ambassadeur et les abréviations comme ad. Cela vaut aussi pour une rémunération en nature.
Combien coûte le marketing d’influence pour un commerce local ?+
Cela dépend de la rémunération convenue et de la manière dont vous trouvez les créateurs. Pour l’horeca avec de petits comptes, nous comptons environ 80 à 150 euros par créateur, en cash ou en valeur. Une plateforme coûte en plus un montant mensuel fixe ; une agence travaille au projet ou au forfait mensuel.

Lancez votre première collaboration.

Inscrivez votre commerce, faites vérifier votre numéro BCE et publiez une offre. Des créateurs de votre ville répondent, vous choisissez. Le premier mois est gratuit.

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